Il était une fois, une épopée africaine… Ékomy Ndong n’est jamais parti !

Il était une fois, une épopée africaine… Ékomy Ndong n’est jamais parti !

Cette période de confinement n’aura pas été un inconvénient pour tout le monde. Guest du prochain Catalogue Challenge, où il sera face à son nemesis, Baponga aka L’Animal, Ekomy Ndong nous offre un petit single de 2 titres : « Odzambogha » et « O Ne Nza ».

Toujours accompagné de sa cithare, la Légende du rap gabonais, actuellement très active sur les réseaux sociaux, revient avec son rap conscient. Un rap nécessaire à la musique urbaine africaine car porteur d’un message sur les origines, la culture et l’humanité.

Odzambogha

Ekomy Ndong narre l’épopée d’un peuple qui en fuite pour sa survie se retrouve face à un obstacle impossible à contourner sans possibilité de faire demi-tour. Comme la déclamation d’un conteur moderne, La chanson cite des faits épiques africains et les établit comme recette dans les mains de la jeunesse africaine pour savoir qui elle est et venir à bout de tout ce que la vie lui impose aujourd’hui.

Ils ont donc dû transpercer l’obstacle qui en fait était un arbre géant appelé Adzap en Fang. Étymologiquement, c’est l’idée de percer (e bok) l’Adzap qui va donner le terme Odzambogha en langue Fang d’Afrique centrale. – Ekomy Ndong.

Ekomy, Qui es-tu ?

C’est la traduction de « O Ne Nza » (langue Fang)… Et on peut dire que ce son va en rendre jaloux plus d’un. En effet, le “papa-là” déclame son arbre généalogique (le procédé est appelé ÈNDANE) sur 122 générations. Nous découvrons ainsi les noms des ancêtres du possible futur vainqueur du Catalogue Challenge, organisé par un de ses acolytes de longue date Lestat XXL, un exercice que tout homme africain fier devrait pouvoir faire.

Comme d’habitude, Ekomy apporte une bouffée d’air dans le rap 241 qui est pas mal bousculé ces derniers temps. Ses textes qui nous ramènent à nous même et à la prise de conscience de ce que nous sommes l’instant de quelques minutes…

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