Ça ne surprendra probablement personne d’entendre 𝗣𝘀𝘆𝗸𝗼 rapper. Ça fait un moment déjà qu’il le fait régulièrement aux côtés de 𝗠𝗮𝗿𝗰𝗼 𝗥𝘂𝘀𝘀. Et fin 2025, les deux artistes ont sorti un projet commun : 𝗔 𝗺𝗶-𝗽𝗮𝗿𝗰𝗼𝘂𝗿𝘀.
Dès l’introduction, le ton est donné. Ici, on est sur des 𝗽𝗿𝗼𝗱𝘀 très rap, parfois enrichies de petites touches plus traditionnelles. Et forcément, avec un producteur plusieurs fois récompensé aux 𝗕𝗧𝗔, notamment avec le trophée de 𝗠𝗲𝗶𝗹𝗹𝗲𝘂𝗿 𝗣𝗿𝗼𝗱𝘂𝗰𝘁𝗲𝘂𝗿, il y avait peu de chances que ça sonne mal.
Le projet oscille entre 𝗲𝘅𝗲𝗿𝗰𝗶𝗰𝗲𝘀 𝗱𝗲 𝘀𝘁𝘆𝗹𝗲 et morceaux plus 𝗰𝗼𝗻𝘀𝗰𝗶𝗲𝗻𝘁𝘀. L’équilibre est plutôt bon. Les transitions se font naturellement et l’écoute reste fluide du début à la fin.
Le morceau 𝗔 𝗺𝗶-𝗽𝗮𝗿𝗰𝗼𝘂𝗿𝘀, avec son ambiance 𝗴𝗿𝗼𝗼𝘃𝘆, fait clairement partie des temps forts du projet. Et forcément, entendre la voix de 𝗖𝗹𝗲𝗲𝗳 𝗠𝗯𝗮𝗱𝗶𝗻𝗴𝗮, producteur talentueux et cofondateur de 𝗕𝘄𝗲𝗹𝗶𝗧𝗿𝗶𝗯𝗲, nous a ramené une émotion particulière.
On pourrait décortiquer chaque titre un par un. Mais au final, le projet met surtout en lumière quelque chose qu’on avait déjà remarqué depuis un moment : l’écart de niveau entre 𝗣𝘀𝘆𝗸𝗼 et 𝗠𝗮𝗿𝗰𝗼 𝗥𝘂𝘀𝘀 n’est pas anecdotique.
𝗣𝘀𝘆𝗸𝗼 reste globalement au-dessus. Sur le 𝗳𝗹𝗼𝘄, la 𝘁𝗲𝗰𝗵𝗻𝗶𝗾𝘂𝗲, l’aisance au micro, la manière de poser… On sent immédiatement l’expérience studio d’un artiste qui maîtrise parfaitement ses codes. Et honnêtement, venant d’un des monstres de la musique urbaine gabonaise, ce n’est pas vraiment surprenant.
En face, 𝗠𝗮𝗿𝗰𝗼 𝗥𝘂𝘀𝘀 paraît parfois plus hésitant. Certaines entrées semblent moins maîtrisées, certains grooves manquent encore un peu de précision. Mais paradoxalement, c’est aussi lui qui apporte parfois les moments les plus imprévisibles du projet. Il lui arrive d’avoir des fulgurances plus énergiques, presque plus instinctives que celles de Psyko… et pendant quelques secondes, on se dit qu’il y a quelque chose à creuser. Malheureusement, cette intensité retombe souvent assez vite.
𝗩𝗲𝗿𝗱𝗶𝗰𝘁 : 𝗔 𝗺𝗶-𝗽𝗮𝗿𝗰𝗼𝘂𝗿𝘀 reste un projet plutôt solide et agréable à écouter. Mais il laisse aussi l’impression que 𝗠𝗮𝗿𝗰𝗼 𝗥𝘂𝘀𝘀 a encore une marge de progression importante avant d’atteindre une vraie constance