C’est un des artistes gabonais les plus controversés : il est clair que son style divise. Entre rap et slam, Ricky est arrivé il y a plus de 20 ans avec un univers bien à lui. Quelques années plus tard, cet artiste continue son bonhomme de chemin et… trouve enfin son public !
Si tu ne connais pas « Grandir à Libreville » ou « Les beaux yeux de Jenifer », c’est que tu as raté ta vie. Ricky est un des rares artistes aujourd’hui qui utilise encore le procédé de narration. Ses textes nous transportent dans un imaginaire qui se confond avec la réalité… la dure réalité que vit un jeune gabonais.
Dans ses sons, Ricky est cru. Il exprime toute l’exaspération que ressent une personne qui vit dans le pays de la maternité allaitante : coupures, manque d’eau, forces de l’ordre indélicates, gouvernement qui terrorise… Tout y passe, dans un français audible par tous, car la cible ici est tout le monde. Tout le monde peut s’identifier dans ce qui est raconté sur fond de boombap.
Alors, si le message est bon, pourquoi divise-t-il autant ? Le style. Ricky, dès le départ, a fait un choix artistique assumé. Le but n’est pas de faire comme les autres ; le but est de maîtriser ce que lui sait faire et vous emmener dans son monde. Et à bien y réfléchir, n’est-ce pas là l’art dans son essence la plus intrinsèque ? Comme un livre dans lequel on plonge. Et cet univers unique, décrié par ses détracteurs, est précisément ce que ses fans adorent !
En 2026, c’est désormais sur la page Ricky Media que le vieux rappeur — plus de 20 ans de carrière maintenant — poste régulièrement ses pensées ainsi que ses nouveaux projets.
Si vous aimez les textes intelligents, vrais, qui prennent aux tripes, qui racontent « le quotidien d’un jeune gabonais » sans esthétique forcée, c’est simplement l’artiste qu’il vous faut.